Personnes
de l'Odyssée

Toutes les suivantes s'enfuirent, seule Nausicaa demeura face à l'inconnu hirsute «car Athéna lui donnait le courage et chassait la peur de ses membres». 
Ulysse hésita sur l'attitude à tenir: se jeter à ses genoux ou bien lui parler à distance? Il opta pour la seconde solution car il craignait d'effaroucher la jeune fille comme l'avaient été ses suivantes. 
«Je te supplie, ô Reine, que tu sois Déesse ou mortelle ! si tu es déesse, de celles qui habitent le vaste ciel, tu me sembles Artémis, fille du grand Zeus, par la beauté, la stature et la grâce ; si tu es une des mortelles qui habitent sur la terre, trois fois heureux ton père et ta mère vénérable ! trois fois heureux tes frères !» 
La jeune fille lui prêta quelques vêtements, Ulysse préfèra se préparer tout seul avec toutefois quelques retouches cosmétiques de la part d'Athéna qui «fit paraître la taille du héros plus grande, plus majestueuse, et de sa tête elle laissa descendre sa chevelure en boucles ondoyantes, semblables à la fleur d'hyacinthe.» 
Nausicaa
Ulysse demande de l'aide à Nausicaa 
M. Desubleo
Palazzo di Montecitorio, Ita
lie
Nausicaa, qui était tombée amoureuse du héros dès les premiers instants, en profita pour faire un aveu à ses suivantes en leur disant: 
«Plût aux Dieux qu'un tel homme fût nommé mon mari, qu'il habitât ici et qu'il lui plût d'y rester!» 
Sur le chemin de retour vers la ville, Nausicaa parla de son peuple qui franchit les eaux grises allègrement. Mais la princesse craignait les mauvaises langues qui verraient revenir la princesse avec un inconnu; «Je blâmerais moi-même celle qui, à l'insu de son cher père et de sa mère, irait seule parmi les hommes avant le jour des noces». Elle l'encouragea à poursuivre seul et à demander de l'aide à sa mère, la reine Arété.
Ulysse arrive au palais
Pour lui faire traverser la ville sans encombre, Athéna prit l'aspect d'un jeune garçon et le voila au regard des autres passants. Comme le lui avait conseillé Nausicaa: 
«Touchez les genoux de ma mère, afin que vous puissiez voir le jour du retour, et que vous goûtiez à l'instant une douce joie, quoique vous soyez loin encore de votre patrie» 
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