Personnes
de l'Odyssée

La société des Lestrygons
Les Lestrygons n'étaient pas Grecs, mais Homère se les représentait fictivement sur le modèle des rois achéens du temps de la guerre de Troie (XIIe siècle avant notre ère). Il leur prêtait un palais dans une ville haute à laquelle il donna un nom grec, Télépyle, ce qui signifiait « la Pylos des Lointains », par opposition à la « Pylos des sables », la cité hellénique du sage Nestor. La ville possèdait « un port bien connu des marins », au fond d'un bras de mer : « une double falaise, à pic et sans coupure, se dressait tout autour, et deux caps allongés qui se faisaient vis-à-vis au-devant de l'entrée, en étranglaient la bouche.» 
 
Les Lestrygons vivaient dans une société organisée, au sein d'une ville construite au sommet d'une falaise, et pourvue d'une place publique, une agora. « L'illustre palais » de leur roi, qui se nommait Antiphatès, était une belle demeure « aux toits élevés » dominant cette agora. Le peuple des Lestrygons appartenait à la race des Géants, et formait un groupe de vaillants guerriers qui se rassemblaient dès qu'ils entendaient pousser le cri de guerre. L'épouse du roi, « haute comme le sommet d'une montagne », suscita une impression d'effroi chez les compagnons d'Ulysse. Et tout ce monde pratiquait l'anthropophagie rituelle dans le cadre d'un festin.
 
C'est au pays des Lestrygons que Laomédon, le roi de Troie, envoya par vengeance des jeunes filles affronter la solitude et se faire dévorer par des bêtes féroces. 
Les
 Lestrygons
Ulysse chez les Lestrygons
Ulysse et ses compagnons arrivèrent chez les Lestrygons. Prudent, Ulysse envoya tout d’abord deux hommes en reconnaissance et un héraut.
Ceux-ci rencontrèrent d’abord une jeune fille qui les conduit au palais où ils trouvèrent une femme « aussi haute qu’une montagne ». Elle appella son mari Antiphatès. Cette fois encore, Ulysse eut recours à l’anticipation puisqu’il dit qu’ Antiphatès « leur préparait un sombre destin ». En effet, celui-ci dévora immédiatement un des compagnons. Les deux autres s’enfuirent prévenir les autres, mais il était déjà trop tard. 
Page 1 sur 2