Les sibylles
Alliés d'Enée
Les sibylles étaient dans l’antiquité des femmes ayant reçu d’Apollon le don de prophétie. Au contraire de la Pythie de Delphes, elles étaient indépendantes et exerçaient leur art dans diverses régions du monde gréco-latin.. 
Au Ier siècle av.J.C. on compta 12 sibylles, mais la plus connue était celle de Cumes, près de Naples. Les Romains conservaient dans le temple de Jupiter Capitolin (Zeus) les derniers livres sibyllins au nombre de 6 qui furent acquis par Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome, entre 534 et 509 av.J.C. car les 6 premiers furent détruits par la Sibylle devant le refus du roi de les acheter, les trouvant trop chers. Le texte de ces livres sont d’une telle obscurité que l’on pouvait en tirer le sens que l’on voulait, d’où le terme de sibyllin.
Sibylles
et Sibylle
de Cumes
La Sibylle de Cumes
Michel Ange la représente en vieille femme, au corps épaissi, tenant son livre éloigné d’elle, les yeux plissés comme un presbyte essayant de lire. Un putti enlacé par son compagnon lui apporte un autre de ses livres.
Le fait de la représenter âgée vient de la légende relatant le marché qu’elle avait conclu avec Apollon. Elle se promit à lui, et prenant une poignée de poussière, elle lui demanda de vivre autant d’années que de grains que sa main contenait. Mais après l’accord d’Apollon, elle se refusa à lui et celui-ci se vengea. Ayant omis de demander de pouvoir rester jeune et belle durant toutes ces années, elle n’en finissait pas de vieillir, suppliant en vain de mourir.
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