Turnus, quant à lui, demanda à son cocher de faire demi tour, se rendant compte que les Rutules étaient acculés par Énée et ses hommes. Il se rendit compte que Juturne avait pris l’apparence de Métiscus, et l’obligea à rebrousser chemin. 
Turnus arriva alors sous les murs de la ville, et accepta de combattre Énée seul à seul. Le Troyen accepta, et le combat commença, sous le regard des deux camps. 
L'Enéide
    Énée contre Turnus : les deux adversaires commencèrent le duel en se lançant des javelots, puis combattirent au corps à corps. L’affrontement était équilibré, jusqu’au moment où l’épée de Turnus se brisa sur l’armure d’Énée. Le Rutule décida alors de prendre la fuite. 
Finalement, les deux adversaires s’affrontèrent à nouveau, chacun s’étant équipé de nouvelles armes. 
Pendant ce temps, dans les cieux, Zeus finit par convaincre Héra de cesser de s’opposer à la marche de destin. Cette dernière reconnut qu’elle avait envoyé Juturne sauver Turnus, et Zeus rassura sa compagne en lui annonçant que les Latins conserveraient leur nom, leur langue et leur culture ; que leur sang, mélangé à celui des Troyens, engendrerait une race supérieure ; et que ces derniers   affectionneraient   particulièrement  le   culte   de
Héra. 
Enée terrassant Turnus
Luca Giordano (1634-1705)
Galerie Corsini, Florence

Héra envoya une Furie contre Turnus, et somma Juturne de se retirer. 
Le Rutule, effrayé par la Furie, décida de reculer, ce qu’Énée interpréta comme un signe de lâcheté. Il provoqua alors Turnus, qui lança un rocher sur son adversaire, mais le Troyen l'évita. Ensuite, Énée lança son javelot sur le Rutule, transperça son bouclier, le blessant à la cuisse. Le Troyen s’approcha alors de son ennemi, gisant à terre. Turnus supplia Énée de l’épargner, et ce dernier se laissa attendrir. Mais le Troyen aperçut alors le baudrier de Pallas sur les épaules du Rutule, et, furieux, Énée acheva son adversaire .
Après la guerre
Une fois la guerre terminée, Énée épousa la fille du roi Latinus, Lavinia, et fonda la cité de Lavinium en son honneur. Troyens et Latins vécurent ensemble, sous les mêmes lois et les mêmes dieux, ce à quoi Énée s’était engagé.
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