Le combat d'Hector et de Patrocle
Troyens
Quand Achille en colère se renferma dans sa tente après son différend avec Agamemnon, Patrocle cessa également le combat. Alors que les Grecs étaient acculés et que les Troyens menaçaient de brûler leurs navires, le vieux Nestor proposa à Patrocle de remplacer le héros. Patrocle obtint l'autorisation d'Achille d'aider les Grecs en portant ses armes. La manœuvre réussit mais Patrocle, malgré la promesse faite à Achille, engagea la poursuite, il alla sous les remparts même de Troie où il fut blessé par Euphorbe, puis tué par Hector. Hector prit les fameuses armes d'Achille comme butin de guerre sous les acclamations des troyens. Cependant Ménélas réussit à arracher le corps aux Troyens et à le ramener au camp grec. A la nouvelle de cette mort, Achille s'arracha les cheveux, se jeta à terre, se couvrit le visage de cendres.
Hector
Achille pleurant Patrocle
 par GAVIN HAMILTON
La mort d'Hector
Alors, à la nouvelle de la mort de Patrocle, Achille sortit finalement de sa tente et courut venger son ami. Les Troyens furent repoussés.
Hector resta seul en dehors des murailles de la ville malgré les exhortations de ses parents. Zeus avait pesé le Destin des deux combattants: Hector devait mourir et même Apollon devait cesser son aide. Abandonné par les dieux, Hector, arrivé en face de son ennemi, ne se sentit plus cette énergie qui l’avait soutenu pendant dix années de périls. Sachant d'avance que l'heure de sa mort était venue, il faiblit devant Achille qui le poursuivait. Par trois fois ils firent le tour de la ville. Zeus et Athéna décidèrent que le moment de la mort était venu pour le héros troyen, auquel Athéna, sous la forme de Déiphobe son frère, s'efforça en vain de rendre quelque force, mais pour mieux le perdre. Athéna sous les traits de Déiphobe demanda à Hector d'engager le combat en lui promettant son aide. Mais elle disparut dès qu'Hector fit front. Enfin Hector tomba atteint à la gorge d'un coup mortel en prédisant à Achille sa mort prochaine. Achille lui perça les talons, l'attacha à son char et le traîna dans son camp. Là, il jeta le cadavre dans la poussière, et le destina à être la proie des chiens errants et des oiseaux. Chaque matin, aux premières lueurs de l'aurore, il attelait de nouveau à son char le corps de son malheureux rival, et le traînait par trois fois autour du tombeau de Patrocle.
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