Anténor et ses nombreux fils
Troyens
Anténor , fils de Aesyetès et de Cléomestra, fut un conciliateur de tout premier plan qui siégeait parmi les sages de Troie
Ce prince troyen, mari de Théano, soeur d'Hécube donc beau-frère de Priam et qui était aussi prêtressse d'Athéna, eut une florissante famille, dix-neuf fils, dit-on, parmi lesquels on compte :
Archiloque, tué dans un combat par Ajax, fils de Télamon ;
Anthée, que Pâris tua par méprise ;
Laodocus, sous la ressemblance duquel Athéna conseilla à Pandare de lancer une flèche, pour empêcher le combat singulier de Pâris et de Ménélas ;
Archélochos et Acamas qui, avec Enée, conduisirent les troupes dardaniennes à la guerre de Troie,   Atamante, Achélaüs, et de nombreux autres.
Pédaeos était un fils illégitime que Cléomestra éleva comme le sien; il fut tué par Mégès, un Grec qui faisait partie des prétendants d'Hélène.
Anténor
Ses conciliations
Quand Héraclès enleva Hésioné, à la suite du premier sac de Troie, Anténor fut envoyé par Priam en Grèce, afin de la ramener; mais l'entreprise échoua.
Lorsque Pâris amena Hélène à Troie, après l'avoir enlevée à son mari Ménélas, Anténor était d'avis qu'il fallait la renvoyer. Mais Priam n'écouta que Pâris. De même, lorsque Ulysse et Ménélas vinrent en ambassade pour demander le retour d'Hélène, Anténor et sa femme Théano, les reçurent chez eux, les protégeant des fils de Priam qui voulaient les tuer.
Pendant la guerre, il demeura partisan d'une politique de conciliation,ayant reconnu dans Troie Ulysse déguisé, il ne le découvrit pas aux Troyens.   .
Lors du sac de Troie, Ulysse et Ménélas sauvèrent Anténor, ainsi que sa femme, en suspendant à sa porte une peau de léopard, qui indiquait que la maison devait être épargnée ainsi que ses occupants.
Pour toutes ces tentatives de conciliations qui déplurent aux chefs Troyens il fut considéré comme traite à sa patrie.
Après la guerre
Après la prise de cette ville, il s'embarqua avec ceux de son parti, vint aborder en Italie sur les côtes des Vénètes, et fonda une ville de son nom, qui depuis fut appelée Padoue où il mourut en paix.
Selon d'autres versions, il se rendit en Lybie où il mourut dans des conditions mystérieuses.