La guerre de Troie
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Redoutant ce mauvais présage, Hécube et Priam firent exposer Pâris sur le mont Ida. Quelques jours plus tard le berger Agélaos qui l’avait conduit dans la montagne le retrouva bien vivant, allaité par une ourse. Il le recueillit et l’éleva comme son propre fils.
Désormais l'enfant partagea la vie des gardiens de troupeaux. Il devint rapidement un vigoureux jeune homme, il protégeait les bêtes qui lui étaient confiées contre les voleurs et les oiseaux de proie.  Le berger le nomma Pâris. Il défendait les uns et les autres avec un tel courage qu'il fut bientôt surnommé Alexandre,"défenseur des hommes".
Il épousa la nymphe Oenone, fille du fleuve Cébren qui était capable de prévoir l'avenir (don de Rhéa ou d'Apollon) et avait la renommée d'être une femme d'une grande sagesse et une guérisseuse réputée. Comme tous les amoureux, Pâris lui promit un amour éternel. Mais elle lui prédit qu'un jour il s'enfuirait avec une très belle femme et qu'il participerait à une terrible guerre où il serait blessé et que  personne,  sauf  elle, ne  saurait  le guérir. Un matin, alors qu'il allait porter l'instrument à ses lèvres, trois magnifiques déesses apparurent soudain devant lui.
Le jugement de Pâris ( ce récit provient des chants cypriens)
C'étaient Héra, la femme de Zeus, Athéna, la divinité de la sagesse, protectrice des hommes braves et intelligents,et  Aphrodite ,  incarnation de  l' amour et  de  la beauté.
A  leur  vue, le  jeune homme  devint muet d'étonnement. Héra lui tendit une pomme d'or et lui dit: " Pâris, sois l'arbitre de notre querelle. Chacune de nous veut avoir ce fruit merveilleux, mais  il  ne  doit  revenir  qu'à  la  plus  belle  d'entre  nous. Regarde - nous bien et dis - nous 
Pâris et Œnone de Reyer Van Blommendael
(Musée des Beaux-Arts de Lille)