Maison Royale
 de Sparte

Hélène
De plus, elle l'aurait même aidé à voler le Palladium. Pourtant, quand les guerriers grecs étaient cachés dans le cheval de bois, elle alla examiner le cheval en compagnie de son époux, Déïphobe qu'elle avait épousé après la mort de Pâris. Déïphobe était le frère de Pâris.
Mais elle n'hésita pas à trahir cet époux, et, pendant le sac de Troie, elle le livra à Ménélas, avec lequel elle se réconcilia.
Tous deux retournèrent à Sparte. Ils mirent sept ans à revenir et vécurent bien des aventures. Réconciliés, ils régnèrent enfin sur la cité dans le bonheur et la paix. Cette version est celle relatée dans l'Odyssée mais il en existe plusieurs autres imaginées par différents poètes grecs.
Hélène, dont la grâce avait désarmé tant de farouches héros, d'ennemis irréductibles, eut, selon quelques versions, une fin digne de son exceptionnelle destinée : comme Protée prédit dans l'Odyssée, les Dieux lui accordèrent l'immortalité et la faveur de vivre éternellement en compagnie de Ménélas dans les champs Élysées.
Une autre version plus dramatique demeure la version de Pausanias. Après la mort de Ménélas, Hélène se serait réfugiée à Rhodes. Mais Polyxo, qui l'accueillit dans l'île, désespérée par la mort de son époux Tlépolémos devant Troie, l'accusa de ce malheur et la poussa au suicide.
Spartiate
Ménélas retrouvant Hélène
cratère attique à figures rouges
450-440 av. J.-C.
musée du Louvre
Hélène et Pâris
cratère en cloche à figures rouges apulien, 380-370 av. J.-C musée du Louvre
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