Héraclès
Héros
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Héraclès proposa que l'affaire fût soumise à un arbitre, mais lorsque les juges furent assis et que Phylée, cité comme témoin par Héraclès, attesta la vérité, Augias se dressa furieux et les bannit tous deux de l'Elide en déclarant qu'Héraclès l'avait trompé car c'étaient les dieux-Fleuves et non pas lui qui avaient effectué tout le travail. Pour aggraver encore les choses, Eurysthée refusa de considérer ce labeur comme un des travaux parce qu'il avait touché un salaire d'Augias.
Plus tard, Héraclès lèva une armée contre Augias et prit Élis, qu'il mit à sac en tuant Augias et les siens. Il rappella alors Phylée qu'il mit sur le trône à la place de son père.
      Les oiseaux du lac de Stymphale
Le massacre par Héraclès des oiseaux du lac Stymphale fut le sixième travail imposé à Héraclès par son demi-frère Eurysthée. 
 
Le lac Stymphale était situé dans le Péloponnèse. Ses abords étaient le refuge d'une multitude d'oiseaux gigantesques. Ils étaient si nombreux que, dans leur vol, ils masquaient le jour. Ces volatiles étaient armés d'un bec et de griffes à pointes d'airain (bronze). Ainsi équipés, les oiseaux attaquaient les hommes et les troupeaux pour se nourrir de leur chair. La région était infectée d'une puanteur horrible provoquée par les restes des chairs en décomposition et les fientes des oiseaux. Héraclès reçut l'ordre de débarrasser la région de ces dangereux volatiles. 
 
Héraclès reçut de la déesse Athéna des cymbales ou des castagnettes avec lesquelles il fit un énorme vacarme. Les oiseaux, effrayés par un bruit qu'ils ne connaissaient pas, quittèrent l'abri des arbres et, à mesure qu'ils sortaient, Héraclès les abattait à l'aide de son arc. Dans une autre version, les oiseaux terrorisés se bousculèrent et s'enfuirent sans jamais revenir. La région débarrassée des oiseaux retrouva alors la paix.
Les oiseaux du lac de Stymphale
       Le taureau de Crète
Le septième travail inaugura un nouveau cycle des aventures du héros; en effet, Eurysthée s’inquiètait de la popularité sans cesse grandissante de celui qui avait vaincu des monstres aussi coriaces que le lion de Némée ou l’hydre de Lerne.