Les auteurs grecs et romains
Pindare
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Cette Ière Pythique est à juste titre considérée comme le chef-d'œuvre absolu du poète, celle que l'on considère comme la plus aboutie. La troisième ode n'est pas vraiment une Pythique, ni même une ode triomphale, mais une épître destinée à Hiéron malade. La IVème Pythique, dédiée au roi Arcésilas de Cyrène pour sa victoire au quadrige, est également une œuvre maîtresse de Pindare. D'autres éloges sont consacrés à Xénocrate d'Agrigente, telle la VIème Pythique, à l'Athénien Mégaclès, mais aussi à des athlètes d'un moindre niveau social (mais appartenant tout de même à des familles aristocratiques !). Parmi les dédicataires de ces odes, citons le joueur de flûte Midas (XIIème Pythique) ou le lutteur Aristoménès (VIIIème Pythique). Ces compositions sont facilement datables, puisque, comme pour les Olympiques, nous avons conservé les listes officielles.
Les Isthmiques
Les jeux isthmiques avaient lieu à Corinthe.Le recueil nous a été transmis presque intégralement : sur les dix odes qui le constituaient, nous en avons gardé huit. De la neuvième nous possédons la dernière strophe. De la dixième mentionnée,nous avons conservé trois vers. On ne trouve aucun souverain parmi les dédicataires de ces poèmes. Contrairement aux recueils précédents, où les Siciliens se taillent une part non négligeable, seule parmi les Isthmiques, la deuxième célèbre un athlète originaire d'une cité sicilienne. Les autres sont consacrées à des Thébains (mais aussi à des Éginètes).
Acrocorinthe
Les Néméennes 
Les jeux néméens se jouaient à Némée, ville près d'Argos.Le recueil (onze odes) constitué par Aristophane de Byzance n'est pas homogène car trois poèmes ne peuvent en aucun cas être considérés comme des Néméennes. Ainsi, la IXème chante une victoire aux Jeux Pythiens de Sycione et la Xème loue la glorieuse carrière d'un certain Théaios d'Argos. Quant à la XIème Néméenne, ce n'est pas une ode triomphale mais une évocation de l'installation d'un prytanée (édifice public qui servait à des réunions politiques ou religieuses dans la Grèce antique). 
Le fait le plus frappant est le nombre important d'odes dédiées à des athlètes originaires d'Égine, cité avec laquelle Pindare avait, on le sait, une relation privilégiée avec de nombreuses familles aristocratiques.