Les auteurs grecs et romains
Pindare
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Pindare est né à Thèbes vers -522 dans une famille aristocratique. Il fut le contemporain d’Eschyle et le témoin du triomphe des Grecs contre les Mèdes. Bien que le clan oligarchique auquel il appartenait ait pactisé avec l’ennemi, il ne fut pas inquiété de son vivant. 
Mort à Argos en 438 av. J.-C., il fut l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs.
Poète lyrique et compositeur grec à jamais associé aux Jeux de la Grèce antique: les Jeux olympiques, tenus à Olympie, les Jeux pythiques, tenus à Delphes, les jeux isthmiques, tenus à Corinthe et les Jeux néméens, tenus à Némée, ville située près d'Argos. L'oeuvre de Pindare consiste pour l'essentiel en des hymnes aux vainqueurs de ces différents jeux. 
Il annonça presque dès l’enfance ses dispositions poétiques : à l’âge de vingt ans, il composait déjà des odes triomphales en l’honneur des athlètes vainqueurs aux jeux sacrés.Bientôt après ses premiers débuts, nous le voyons en grande faveur dans toutes les parties de la Grèce. Les tyrans siciliens Théron d’Agrigente et Hiéron de Syracuse, Arcésilas roi de Cyrène, Amyntas roi de Macédoine, les Alévades et les Scopades, toutes les cités libres, toutes les familles opulentes, se disputent sa présence, et paient à grand prix les moindres éloges de sa muse. Les Athéniens lui décernent le titre et les privilèges de proxène, c’est-à-dire d’hôte public de leur ville. Les habitants de Céos, qui avaient pourtant leurs poètes nationaux, l’emploient à la composition d’une prière pour une procession solennelle. Pindare voyage par toute la Grèce, prodiguant les trésors de son génie, et se montre également bienveillant pour tous, Doriens, Éoliens ou Ioniens, sans acception de races ni de personnes. 
 
Thèbes était le séjour ordinaire de Pindare. C’est là qu’était cette maison qu’Alexandre respecta quand il détruisit la ville ; c’est là que vécurent longtemps les descendants du poète, honorés, en mémoire de leur ancêtre, d’importants privilèges ; et c’est là probablement que Pindare mourut, à quatre-vingts ans, comblé de gloire, de richesses, de distinctions de toute sorte, et, ce qui vaut mieux, digne de l’enthousiasme de ses contemporains et léguant à la postérité des monuments éternels. 
Hélas ! des poèmes de Pindare, il n’est resté que la portion presque la plus profane. Ses hymnes à Jupiter, ses péans ou chants à Apollon, ses dithyrambes, ses hymnes à Cérès et au dieu Pan, ses prosodies ou chants de procession, ses enthronismes ou chants d’inauguration sacerdotale, ses hymnes pour les vierges, ses hyporchèmes ou chants mêlés aux danses religieuses, toute sa liturgie poétique enfin s’est perdue dès longtemps, sans doute dans la ruine même de l’ancien culte.