Les auteurs grecs et romains
Hésiode
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Hésiode s'est peint lui-même dans ses ouvrages comme partisan d’une existence sédentaire, observateur de la tempérance et de la justice, religieux jusqu'à la superstition, n’ambitionnant point la faveur des rois et se contentant de se rendre utile à ses concitoyens, à qui il prêchait la morale avec de beaux vers. Il est le créateur de la poésie didactique.
Hésiode écrivit aussi La Théogonie qui est le récit de l'origine des dieux.
Il narre d’abord les circonstances de sa vocation : les Muses l’ont visité alors qu’il faisait paître ses troupeaux sur les pentes du mont Hélicon. Elles lui ont remis un rameau de laurier, et lui ont ordonné de chanter l’histoire des dieux immortels. La seule condition qu’elles imposent à ce don de voyance poétique est de les célébrer au début et à la fin de chacun de ses chants, ce qu’il fait aussitôt par un hymne qui peut se diviser en quatre parties  : 1. Les Muses ont pour fonction de réjouir le cœur de Zeus. 2. Naissance et apparition des Muses sur l’Olympe. 3. Les Muses sont les inspiratrices des rois et des poètes. Invocation aux Muses.
Il évoque ensuite l’émergence du règne de Zeus. Au commencement est le Chaos, état d’indistinction universel, suivi par Gaia (la Terre),Erèbe (les Ténèbres) et Eros (le Désir, principe du commencement et de l’origine). De ces divinités premières naissent les éléments naturels (la Nuit, le Jour, etc.) et de nombreuses divinités allégoriques (le Sommeil, la Mort, etc.).
Puis,des théomachies (batailles entre dieux) voient Zeus prendre le pouvoir sur les Immortels, et chasser les forces anciennes créatrices de désordre (les Titans et les Géants). Zeus concilie en lui la force  (il a  le tonnerre et la foudre flamboyante), et l’intelligence (il a avalé Métis, déesse de l’intelligence rusée). Son règne s’appuie sur la justice, comme le symbolise ses noces avec Thémis, déesse de la Justice et de la Loi, avec qui il engendre les trois Heures : l'Ordre (Eunomia), la Justice (Dikè) et la Paix (Eirenè).
Hésiode et la Muse.
Gustave Moreau .
 Musée d'Orsay .
 Paris.