Dieux olympiens
Artémis
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à la virginité.Outragée, Artémis envoya la peste et la famine sur la ville. On interrogea l'oracle de Delphes qui préconisa de tuer les deux amoureux et de sacrifier tous les ans une jeune fille et un garçon, les plus beaux de la ville, toutefois l'oracle précisa que ce sacrifice prendrait fin quand un roi étranger apporterait un nouveau culte. Effectivement l'introduction par Eurypyle du culte de Dionysos mit fin à cette horrible pratique.
       Artémis et la biche de Cérynie
La biche de Cérynie était un superbe animal consacré à Artémis, qui lorsqu'elle était enfant, avait aperçu cinq biches, plus grandes que des taureaux, paissant sur les bords du fleuve thessalien Anauros qui roule des cailloux noirs dans ses eaux au pied du mont Parrhasion. Le soleil étincelait sur leurs cornes. Elle se mit à courir, les poursuivit et en captura quatre, successivement en ne se servant que de ses mains et les attela à un char; la cinquième s'enfuit en traversant le fleuve Céladon jusqu'à la colline de Cérynie comme le voulait Héra, qui avait déjà en tête les Travaux d'Héraclès qui la poursuivit pendant un an avant de l'attraper. Artémis et Apollon vinrent à la rencontre d'Héraclès et elle lui reprocha d'avoir maltraité son animal sacré mais il fit ressortir l'obligation dans laquelle il se trouvait et rejeta la faute sur Eurysthée. De plus aucun sang n'avait coulé alors la colère de la déesse s'apaisa et elle lui permit d'emporter la biche vivante à Mycènes à condition que l'animal fut relâché aussitôt après.
La biche de Cérynie d’Adolf Schmidt