Amours mythiques
Pygmalion et Galatée
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Une société féminine que Pygmalion fuit
La légende de Pygmalion est intimement liée à la déesse Aphrodite, dont l’histoire raconte qu’après sa naissance, elle fut portée par les flots jusqu’à Chypre, île qui abritera sa prime jeunesse. 
Malgré celà, les habitantes de Chypre, imprudentes et irrespectueuses, refusaient d’honorer comme il se doit la déesse de l’amour et de la beauté. 
Courroucée, Aphrodite décida alors de sévèrement punir les habitantes d’Amathonte en les condamnant à la prostitution. 
Sur cette île débauchée et pervertie vivait pourtant un homme très pieux et sincère : Pygmalion. Ecœuré et dégouté par les impiétés et la débauche des femmes de son île, il fuyait délibérément leur compagnie, restant volontairement célibataire. Sa couche n’accueillait aucune de ses rares rencontres féminines. Mais Pygmalion, en homme d’idéal, n’avait pas abandonné l’idée de l’amour ou de la beauté. L'artiste occupait son temps en sculptant des statues avec qui il vivait et partageait sa vie.
Une société féminine que Pygmalion fuit
Perfectionniste et très habile, Pygmalion était un artiste de très grand talent. Un jour, alors qu’il travaillait avec beaucoup de dextérité et de patience un bloc d’ivoire, il vit progressivement apparaître sous les coups de son ciseau une forme féminine si belle et si parfaite qu’il l’a crut vivante. Abusé par son talent, il ne parvint plus à se convaincre que sa création n'était pas humaine. Devenu fou amoureux de sa statue, il commença à l'embrasser et à la serrer dans ses bras. 
Le doute quant à sa réalité l’obsèda. Un jour, face à tant de perfection, il finit par oublier qu’il en était le créateur et en tomba éperdument amoureux. Constatant, malheureux, que l’objet de son amour était un bloc froid et sans âme, il essaya de lui donner vie en la traitant comme une femme. Il la para de bijoux, la couvrit de vêtements et de cadeaux. Il lui parla, la complimenta et l’appela des noms les plus doux.
Pygmalion et Galatée, Normand, 1896